Calourette/// 27, rue du Bourg Tibourg Paris France
2009-12-03
New Love
http://www.myspace.com/dominantlegsmusic
2009-04-11
Celine collard S/S 09 available at Mapp.
2009-01-05
2008-11-20
2008-04-16
Profonde
est notre nuit. Vous rentrez dans des bureaux, des rédactions, des
bars, des lieux à la mode, d’autres anodins, des regards se posent sur
vous entre Paris et Bruxelles. Le vôtre ne constate que désarroi, mines
rentrées, émotions figées. Vous en sortez le cœur défait, mais gorgé de
désir. Quelques rencontres ont alors l’éclat d’une vérité. Une énergie
rencontrée et la machine se remet en marche. Il faut tâcher d’être à
la mesure d’une époque : lucide, vif, sans faux-fuyant. De plus en
plus, dans le creux d’une nuit, dans un retrait intérieur, à
l’exposition d’un rayon de soleil, en plein midi, à Venise, Paris,
Bruxelles ou New York, le cœur lâche mais l’exaltation est là.
Qu’écouter ? Que regarder ? Qui embrasser ? Avec qui dormir ? Vos choix
prennent une acuité extrême où l’indulgence se confond avec la plus
grande exigence. Quelques individus sont encore libres dans leurs
pensées et ont suffisamment de force pour l’inscrire dans notre monde.
J’ai voulu savoir quelles étaient leurs forces et les objets conquis
par leur liberté. À la croisée de ce cheminement solitaire, j’ai vu
l’amour. À entendre les spécialistes, l’opinion, nous évoluons dans un
champ de ruines. Et pourtant, l’urgence n’est que plus aiguë de savoir
de quoi l’on prend soin, de quoi, de qui l’on se soucie. Ce que nous
aimons. À nos amours, donc. Pluriel, intransigeant, sous le signe
de l’exclusivité. Écrivains, cinéastes, musiciens, dessinateurs,
photographes, jolies filles, j’ai voulu, avec la complicité de mon ami
Nicolas Carpentiers, proposer un abri, un lieu où habiter pour faire
exister ce que nous voulons choyer, préserver, proposer. Quelques
idiots graphomanes ou verbeux croient à la société, des plus fins
s’inventent des sociétés comme l’on chercherait une vieille
aristocratie. Avec un téléphone et des rencontres, j’ai préféré
construire un salon sans murs, inventer une promenade sans chemin pour
que brillent quelques subjectivités libres. Gilles Collard